Serge Lifar : biographie du chorégraphe russe
Serge Lifar est un danseur, chorégraphe et théoricien russe parmi les plus célèbres de son temps. Par sa personnalité, il demeure l’une des figures marquantes de l’histoire de la danse classique. Lifar compose en trente ans près de deux cents ballets dans lesquels il tient souvent le rôle principal.
Lifar est né le 2 avril 1904 à Kiev, un an avant la première révolution russe de 1905. Fils de fonctionnaire, il subit à Kiev les drames de la guerre et de la révolution russe de 1917.
Lifar et les Ballets russes de Diaghilev
En 1921, Lifar entre par hasard dans l’école de danse de Bronislava Nijinska. En 1923, danseur d’exception, d’une grande beauté et à la présence rayonnante, doué de qualités physiques remarquables, il devient soliste des Ballets russes de Serge Diaghilev. Il a été, en tant que danseur, un atout majeur des Ballets russes.
Maître de ballet à l’Opéra de Paris
En 1929, après la mort de Diaghilev, Lifar devient maître de ballet à l’Opéra de Paris et le premier de ses danseurs. Lifar a joué un rôle essentiel dans le renouveau de la danse à l’Opéra de Paris. Grâce à ses nombreuses créations et reprises, il attire un public de plus en plus nombreux. Il collabore également aux Ballets russes de Monte-Carlo.
À partir de 1930, il connaît le succès essentiellement dans ses propres ballets. Il remonte aussi Le Spectre de la rose (1931) et donne sa propre version de L’Après-midi d’un faune (1935).
Par son action, il a rendu tout son prestige à l’art du ballet. Lifar est mort à Lausanne en 1986.
Le programme de l’hommage au Palais Garnier
Hommage à Serge Lifar — Première le 9 octobre 2006 à 19h30 :
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« Suite en Blanc » — Musique : Édouard Lalo — Chorégraphie : Serge Lifar (Opéra national de Paris, 1943)
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« L’Envol d’Icare » — Création — Musique : Alfred Schnittke (Concerto pour piano et cordes) — Chorégraphie : Thierry Malandain — Décors et costumes : Alain Lagarde — Lumières : Jean-Claude Asquié
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« Les Mirages » — Musique : Henri Sauguet — Chorégraphie : Serge Lifar (Opéra national de Paris, 1947) — Décors et costumes : Cassandre
Les Étoiles, les Premiers Danseurs et le Corps de Ballet de l’Opéra national de Paris, accompagnés par l’Orchestre de l’Opéra national de Paris sous la direction musicale de Vello Pähn.
Informations pratiques
Palais Garnier
Place de l’Opéra, Paris
Représentations : 10, 11, 15 (14h30), 16, 17, 21, 22 (14h30), 24, 26, 28 octobre 2006 à 19h30.
Pour découvrir d’autres grandes figures de la danse russe, consultez nos articles sur La Bayadère de Rudolf Noureev, Don Quichotte de Noureev et Le Lac des cygnes.
Questions fréquemment posées
Qui était Serge Lifar ?
Serge Lifar (1904-1986) était un danseur, chorégraphe et théoricien russe, né à Kiev. Il fut l’un des plus célèbres artistes de son temps. Danseur d’exception, il a été un atout majeur de la dernière période des Ballets russes de Serge Diaghilev avant de devenir maître de ballet à l’Opéra de Paris, où il a composé près de deux cents ballets en trente ans.
Quel est le lien entre Lifar et les Ballets russes de Diaghilev ?
Serge Lifar est entré dans l’école de danse de Bronislava Nijinska en 1921, puis est devenu soliste des Ballets russes de Serge Diaghilev en 1923. Doué de qualités physiques exceptionnelles et d’une présence rayonnante, il a été l’atout majeur de la dernière période des Ballets russes jusqu’à la mort de Diaghilev en 1929.
Quel rôle Lifar a-t-il joué à l’Opéra de Paris ?
Après la mort de Diaghilev en 1929, Serge Lifar est devenu maître de ballet et premier danseur à l’Opéra de Paris. Il a joué un rôle essentiel dans le renouveau de la danse à l’Opéra, attirant un public de plus en plus nombreux grâce à ses nombreuses créations et reprises. Il a rendu tout son prestige à l’art du ballet.
Qu’est-ce que Suite en Blanc de Serge Lifar ?
Suite en Blanc est un ballet chorégraphié par Serge Lifar sur une musique d’Édouard Lalo, créé à l’Opéra national de Paris en 1943. C’est l’une des oeuvres emblématiques de Lifar, un ballet abstrait en tutus blancs qui met en valeur la virtuosité technique des danseurs. Il fait partie du programme d’hommage présenté au Palais Garnier en octobre 2006.