Le 31 octobre 2009 à 20h

Composée entre juillet et août 1971 et créée l’année suivante, dans la grande salle du Conservatoire de Moscou, par l’Orchestre de la radio soviétique, la Symphonie n° 15 constitue le dernier volet du corpus symphonique de Dmitri Chostakovitch.

D’une durée de quelque quarante-cinq minutes, elle est formée de quatre mouvements qui comportent de nombreuses citations à des oeuvres autres que celles de Chostakovitch : le premier mouvement, alternance d’épisodes graves et d’instants optimistes, sous la formé d’une évocation à l’enfance et aux jeux, est gorgé de références directes au Guillaume Tell de Rossini ; le deuxième mouvement, qui commence par un choral lent et imposant, quoique empli de thèmes à l’écriture dodécaphonique, est parsemé de clins d’oeil à Wagner, auquel est empruntée la notion du leitmotiv. Symphonie protéiforme, elle exige une grande virtuosité orchestrale. Le Russian National Orchestra, phalange moscovite fondée en 1990 au moment de la Perestroïka par Mikhail Pletnev - qui a troqué le piano pour la baguette - n’en manque pas. Il lui apportera en même temps profondeur, puissance sonore et richesse de timbre. Nikolai Lugansky prend soin d’éviter toute démonstration intempestive dans des oeuvres qui, comme le Concerto pour piano n° 1 de Serguei Rachmaninov, a tendance à pousser les interprète dans ce sens. En allant au-delà, Lugansky en souligne la pensée musicale du compositeur, le souffle, plutôt que la virtuosité pure.

Russian National Orchestra

Russian National Orchestra

Mikhail Pletnev : direction

Nikolaï Lugansky : piano

PROGRAMME DU CONCERT :

Alexandre Glazounov Prélude

Alexandre Glazounov Prélude

Sergueï Rachmaninov Concerto pour piano n° 1

Dmitri Chostakovitch Symphonie n° 15

252, rue du faubourg Saint-Honoré

La Symphonie n°15, testament symphonique

Composée entre juillet et août 1971 et créée l’année suivante dans la grande salle du Conservatoire de Moscou par l’Orchestre de la radio soviétique, la Symphonie n°15 constitue le dernier volet du corpus symphonique de Dmitri Chostakovitch. D’une durée de quelque quarante-cinq minutes, elle est formée de quatre mouvements qui comportent de nombreuses citations d’œuvres d’autres compositeurs : le premier mouvement — alternance d’épisodes graves et d’instants optimistes, sous la forme d’une évocation de l’enfance et des jeux — est gorgé de références directes au Guillaume Tell de Rossini ; le deuxième mouvement, qui commence par un choral lent et imposant, quoique empli de thèmes à l’écriture dodécaphonique, est parsemé de clins d’œil à Wagner, auquel est empruntée la notion de leitmotiv. Symphonie protéiforme, elle exige une grande virtuosité orchestrale.

Le Russian National Orchestra

Le Russian National Orchestra, phalange moscovite fondée en 1990 au moment de la Perestroïka par Mikhail Pletnev — qui a troqué le piano pour la baguette —, n’en manque pas : il apportera à la Symphonie n°15 profondeur, puissance sonore et richesse de timbre.

Nikolaï Lugansky face à Rachmaninov

Nikolaï Lugansky prend soin d’éviter toute démonstration intempestive dans des œuvres qui, comme le Concerto pour piano n°1 de Sergueï Rachmaninov, ont tendance à pousser l’interprète dans ce sens. En allant au-delà, Lugansky en souligne la pensée musicale du compositeur, le souffle, plutôt que la virtuosité pure.

Programme du concert

  • Alexandre Glazounov : Prélude

  • Sergueï Rachmaninov : Concerto pour piano n°1

  • Dmitri Chostakovitch : Symphonie n°15

Trois visages de la musique russe

Le programme de la soirée déploie trois visages de la musique russe : le Prélude d’Alexandre Glazounov en ouverture, le Concerto pour piano n°1 de Sergueï Rachmaninov — œuvre de jeunesse du compositeur, portée ici par Nikolaï Lugansky —, et la Symphonie n°15 de Dmitri Chostakovitch, ultime sommet du corpus symphonique du compositeur. Du miniatures orchestrales au grand concerto, puis au testament symphonique, le concert dessine un large panorama de l’école russe, confié à un orchestre national et à deux de ses plus éminents représentants sur la scène internationale.

Un rendez-vous pianistique

Ce concert est aussi un rendez-vous entre deux figures du piano russe : Mikhail Pletnev, qui a troqué le piano pour la baguette depuis la fondation de son orchestre en 1990, et Nikolaï Lugansky, dont l’interprétation du Concerto n°1 de Rachmaninov privilégie la pensée musicale et le souffle plutôt que la virtuosité pure. Deux générations, deux parcours, une même exigence : celle que le public de la salle Pleyel est venu applaudir, le 31 octobre 2009 à 20h.

Une programmation idéale pour les amateurs de piano comme pour ceux qui découvrent ce répertoire.

Informations pratiques

Concert le 31 octobre 2009 à 20h, à la salle Pleyel, 252 rue du Faubourg Saint-Honoré, Paris. Mikhail Pletnev dirige le Russian National Orchestra ; Nikolaï Lugansky est au piano.

Cet evenement s’inscrit dans la riche tradition des spectacles russes en France. Pour decouvrir d’autres evenements similaires, consultez notre rubrique spectacles russes en France.