L’Amour des trois oranges est sans conteste l’opéra le plus connu de Prokofiev. L’idée de l’écrire lui vint du célèbre et révolutionnaire metteur en scène Vsevolod Meyerhold, qui avait découvert la pièce de Gozzi (1761) grâce à Apollinaire, et en avait fait le titre de sa revue d’avant-garde (titre aussi de l’actuelle revue de l’Association Prokofiev).
Serguei Prokofiev (1891-1953)
Opéra en un prologue et quatre actes (1921)
Livret du compositeur Serguei Prokofiev (1891-1953)
D’après la comédie de Carlo Gozzi L’amore delle tre melarance
En langue française
Direction musicale Sylvain Cambreling
Mise en scène Gilbert Deflo
Décors et costumes William Orlandi
Chorégraphie Marta Ferri
Éclairages Joël Hourbeigt
Chef des Choeurs Peter Burian.
Avec :
Avec :
Le Roi de Trèfle Philippe Rouillon
Le Prince Charles Workman
La Princesse Clarice Hannah Esther Minutillo
Léandre Guillaume Antoine
Trouffaldino Barry Banks
Pantalon Jean-Luc Ballestra
Tchélio José Van Dam (1er, 5, 11, 15, 17, 19, 21 décembre) ou
Tchélio Alain Vernhes (23, 26, 29 décembre)
Fata Morgana Béatrice Uria-Monzon
Linette Natacha Constantin
Nicolette Letitia Singleton
Ninette Aleksandra Zamojska
Ninette Aleksandra Zamojska
La Cuisinière Victor von Halem
Farfarello Jean-Sébastien Bou
Le Héraut David Bizic.
Orchestre et Choeurs de l’Opéra national de Paris
L’Amour des trois oranges est sans conteste l’opéra le plus connu de Prokofiev. L’idée de l’écrire lui vint du célèbre et révolutionnaire metteur en scène Vsevolod Meyerhold, qui avait découvert la pièce de Gozzi (1761) grâce à Apollinaire, et en avait fait le titre de sa revue d’avant-garde (titre aussi de l’actuelle revue de l’Association Prokofiev). Juste avant son départ pour l’Occident, Prokofiev en avait reçu un exemplaire, et Meyerhold lui avait conseillé de s’en inspirer. Arrivé aux Etats-Unis, le compositeur tenta d’imposer son Joueur, en vain. Il décida alors de suivre l’avis de Meyerhold et termina L’Amour des trois oranges en octobre 1919. Après quelques péripéties, l’opéra fut créé le 31 décembre 1921 au Chicago Opera, grâce au soutien de la nouvelle directrice, Mary Garden, la créatrice de Mélisande et de Louise. Le succès public fut grand, mais la critique acerbe, reprochait, comme toujours, l’absence de mélodie. Aujourd’hui, l’on ne peut être que charmé par l’invention étourdissante du musicien et l’habileté originale du livret.
L’Opéra de Paris avait décidé de remonter l’oeuvre dans la version de la création, c’est-à-dire en français. Cette version nous était déjà connue par l’excellente production lyonnaise de Kent Nagano, enregistrée chez Virgin. Le couple central formé par le Prince et Truffaldino sont particulièrement remarquable par son entrain et sa vitalité, tout comme l’excellent Pantalon ou la belle princesse Clarice !
Opéra Bastille
Place de la Bastille
Paris
Première 1er décembre 2005 à 20h
5 - 29 décembre 2005
Cet evenement s’inscrit dans la riche tradition des spectacles russes en France. Pour decouvrir d’autres evenements similaires, consultez notre rubrique spectacles russes en France.